L'été 2026 a connu un niveau d'attaques par rançongiciel jamais vu depuis plusieurs années. Face à ces menaces qui visent désormais les sauvegardes elles-mêmes, la CNIL et Cybermalveillance.gouv.fr rappellent les réflexes essentiels que toute structure, même de petite taille, peut mettre en place.
Un été 2026 particulièrement violent pour les attaques par rançongiciel
Selon un article du Magazine LeMagIT publié le 9 septembre 2026, les mois de juillet et août 2026 ont enregistré chacun plus de 920 incidents de ransomware recensés dans le monde, un niveau jamais atteint depuis le début du suivi mensuel de la menace en 2020. L'article souligne que des groupes comme Qilin ou The Gentlemen figurent parmi les plus actifs, ce dernier utilisant désormais l'intelligence artificielle pour analyser les données volées, tandis que l'Europe a connu un été particulièrement marqué sans le ralentissement habituel du mois d'août.
La France, selon le même article, fait presque figure d’exception : la menace s’y maintient à un niveau élevé, avec une hausse en juillet, sans toutefois dépasser le pic de mars 2026. LeMagIT relève d’ailleurs que les demandes d’assistance reçues par Cybermalveillance.gouv.fr suivent la même courbe : des pics en octobre 2025 et en mars 2026, puis un niveau globalement stable d’avril à août.
Les sauvegardes elles-mêmes sont devenues une cible
Cybermalveillance.gouv.fr le rappelle dans sa fiche consacrée aux rançongiciels pour les organisations, mise à jour le 7 mai 2026 : durant une attaque, les cybercriminels cherchent souvent à détruire les sauvegardes pour empêcher toute restauration. Le dispositif recommande, en cas d'incident, de débrancher immédiatement les sauvegardes encore connectées au réseau afin de les préserver.
La règle des 3 copies recommandée par la CNIL
Sur sa page consacrée à la sécurité des sauvegardes, la CNIL recommande d'effectuer des sauvegardes régulières, combinant idéalement des sauvegardes incrémentales quotidiennes et des sauvegardes complètes périodiques. Elle insiste sur le fait qu'une sauvegarde stockée sur les mêmes systèmes que les données d'origine, sans isolation, peut être atteinte par un rançongiciel au même titre que les données de production.
- Conserver au moins trois copies des données importantes
- Utiliser deux supports de nature différente
- Stocker au moins une copie sur un site géographiquement distinct
- Garder au moins une copie hors ligne, déconnectée du réseau de l'entreprise
- Appliquer aux sauvegardes le même niveau de protection qu'aux données d'origine
- Tester régulièrement la restauration effective des données
La CNIL déconseille aussi de conserver les sauvegardes sur les mêmes systèmes que les données sans les isoler, un rançongiciel pouvant alors s’attaquer aux deux, et de les garder au même endroit que les machines qui hébergent les données, un sinistre majeur pouvant alors tout détruire.
Que faire en cas d'attaque
La fiche pratique de Cybermalveillance.gouv.fr détaille les premières actions à mener en cas de suspicion d'attaque par rançongiciel.
- Déconnecter immédiatement les équipements touchés d'internet et du réseau
- Isoler les machines infectées pour éviter la propagation
- Alerter le support informatique ou le prestataire concerné
- Ne pas payer la rançon, le dispositif rappelant que la récupération des données n'est pas garantie
- Conserver les preuves de l'attaque et déposer plainte
- Notifier la CNIL sous 72 heures si des données personnelles sont concernées
Ces étapes ne remplacent pas une préparation en amont : c'est la disponibilité d'une sauvegarde saine et isolée qui détermine, dans la majorité des cas, la rapidité et le coût réel de la reprise d'activité.
Ce qu'une petite structure réunionnaise peut mettre en place dès maintenant
Les recommandations de la CNIL et de Cybermalveillance.gouv.fr ne nécessitent pas de moyens réservés aux grandes organisations. Une association, une TPE ou une collectivité peut, à son échelle, vérifier que ses sauvegardes respectent la règle des trois copies, s'assurer qu'au moins une copie reste hors ligne, et programmer un test de restauration à intervalle régulier plutôt que de supposer que la sauvegarde fonctionne.
Anticiper plutôt que subir
Dans un contexte où, selon LeMagIT, l'intensité des attaques ne suit plus les baisses saisonnières habituelles, la vérification régulière des sauvegardes et de leur isolation constitue une mesure de bon sens accessible à toute structure, quelle que soit sa taille.
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Sources
- Sécurité : Sauvegarder — CNIL, 14 mars 2024
- Rançongiciel ou ransomware : que faire si votre organisation est victime d'une attaque ? — Cybermalveillance.gouv.fr, 7 mai 2026
- Ransomware : un été 2026 d'une violence inédite — LeMagIT, 9 septembre 2026
Article rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlé automatiquement avant publication.

